Pour Dieu et le Maréchal
Samedi dernier, 15 novembre, une messe a été célébrée en l'église Saint-Jean-Baptiste de Verdun à l'intention du maréchal Philippe Pétain et de ses soldats ayant remporté en 1916 la victoire de Verdun contre les Allemands. Devant l'hystérie politico-médiatique que cet événement a déchaînée, nous souhaitons rappeler deux choses importantes aux censeurs de toute espèce.
D'abord, contrairement à ce que dit Yonathan Arfi, président du CRIF, dont on se demande bien quelle est la compétence en la matière, « célébrer une messe pour Pétain » n'est pas « faire l'apologie de la collaboration et réhabiliter un traître à la patrie » : il s'agit seulement de célébrer le Saint Sacrifice de la Messe (c'est-à-dire le renouvellement non sanglant du Sacrifice du Christ, crucifié sur ordre des ancêtres de M. Arfi) en demandant le salut éternel de tous les hommes en général, et en particulier de certains, ici le maréchal Pétain et ses soldats. On peut célébrer une messe pour n'importe qui, même pour un non-baptisé, cela n'implique pas une adhésion à tout ce que cette personne a fait, et, bien au contraire, cela peut être pour la conversion de grands pécheurs : on peut en célébrer une pour la conversion de M. Arfi par exemple, ou de M. Netanyahou, sans que cela implique que l'on approuve le génocide à Gaza. Je connais quelqu'un qui a fait célébrer une messe pour Adolf Hitler, et aucun catholique ne peut y trouver à redire, car le Christ est mort pour tous les hommes, et nous devons, comme Lui, souhaiter le salut de tout le monde (même si l'on sait bien que l'enfer n'est pas vide, loin de là) : personnellement, si j'avais pu, j'aurais assisté avec grand plaisir à cette messe pour Hitler. Alors, plutôt que de baver leur haine dans tous les médias, nos gauchistes devraient faire célébrer des messes pour Lénine, Staline, Mao, Pol Pot ou n'importe quel autre tyran sanguinaire que leur idéologie de mort a produit, sauf si eux-mêmes estiment ces causes désespérées...
Ensuite, le maréchal Philippe Pétain a sauvé la France deux fois : en 1916-1917, il commence par remporter la bataille de Verdun pourtant mal engagée (c'était une attaque allemande inattendue dans un secteur négligé), puis il met fin aux mutineries en usant à la fois d'autorité (répression des meneurs) et d'humanité (fin d'inutiles offensives meurtrières et amélioration du sort des soldats) ; en 1940, après avoir, comme ambassadeur à Madrid, empêché une alliance entre l'Espagne et l'Allemagne qui nous aurait pris à revers (rattrapant, par son prestige et sa diplomatie auprès de Franco, la politique désastreuse du Front Populaire), il met un terme à la débâcle sans précédent subie par notre armée et signe un armistice nous conservant intacts notre flotte et notre empire, et nous permettant même de garder une partie de la France à l'abri de l'occupation allemande et une armée en métropole. Au rythme où avançaient les Allemands, il ne leur manquait que quelques jours pour occuper l'ensemble de notre pays : l'armistice a préservé à la France une indépendance dont aucun autre pays vaincu par Hitler n'a bénéficié.
Ajoutons à ces mérites sa politique de Révolution Nationale : rompant enfin avec les erreurs empoisonnant la France depuis les Lumières, fermant les loges maçonniques pour la première fois depuis Louis XV, le Maréchal voulait renouer avec les valeurs traditionnelles de la France. La devise du Grand Orient « Liberté Égalité Fraternité » fut remplacée par « Travail Famille Patrie », et dans tous les domaines le libéralisme fut liquidé, et les saines valeurs traditionnelles remises à l'honneur. L'Église, enfin débarrassée de la funeste IIIe République, ne s'y est pas trompée, et Mgr Feltin, archevêque de Bordeaux, pouvait affirmer :
« On pourrait longuement énumérer les points de contact existant entre les directives sociales de Léon XIII et de Pie XI sur le salaire vital, la dignité du travail humain, la collaboration des classes, le groupement des travailleurs d'après leurs professions, la primauté du bien commun, le respect de la personne de l'ouvrier d'une part et les idées, les consignes et les réformes sociales et économiques du gouvernement de la Révolution nationale en France, sous l'autorité du maréchal Pétain d'autre part. [...] L'ordre social nouveau que veut établir en France le chef de l'État s'inspire nettement des enseignements pontificaux en même temps que des traditions et qualités nationales. »
Le pape Pie XII lui-même entretint de très bonnes relations avec le Maréchal et fut plusieurs fois consulté par son gouvernement pour s'assurer de la conformité de sa politique avec la doctrine de l'Église, notamment sur les statuts des Juifs et sur les Principes de la Communauté. Fait peu connu, le maréchal Pétain, sur la demande du marquis de La Franquerie, fit aussi consacrer la France au Cœur Immaculé de Marie le 18 novembre 1940, acte renouvelé officiellement en mars 1943 à l'église Saint-Louis de Vichy.
La Révolution Nationale fut le véritable motif de la haine déversée depuis contre le maréchal Pétain. De Gaulle, revenu dans les fourgons des puissances maçonniques anglo-saxonnes, s'empressa de la liquider, ramenant avec lui toute l'Anti-France dont le Maréchal nous avait débarrassés. Jugé et condamné dans des conditions iniques (mais banales à cette époque « d'Épuration »), il finit sa vie, de ses 89 à ses 95 ans, enfermé sur l'île d'Yeu : la bassesse de ses geôliers fut telle qu'ils faisaient en sorte qu'il ne puisse jamais voir la mer !
Le témoignage des religieuses autorisées à s'occuper de lui en dit long sur la valeur de cet homme tant honni :
« L’une de ses vertus dominantes était la simplicité sans s’écarter pour cela de sa dignité et du respect des autres. Il était très simple, il ne vous écrasait pas de sa personnalité. Il ne cherchait pas à se faire servir ; il s’excusait toujours s’il lui arrivait une maladresse. Il ne se plaignait jamais, ne critiquait personne, pas même ceux qui auraient pu adoucir son sort. » (sœur Yvonne Berthomé)
« Il était excessivement bon. » (sœur Jeanne Challu)
« Je lui faisais réciter le Notre Père, quelques Ave Maria, il aimait prier. » (sœur Alice Raynaud)
Le Maréchal déclarait, presque naïvement : « C’est vrai que j’aime beaucoup les religieuses, c’est pourquoi l’on m’en a donné. J’aime beaucoup savoir que l’on prie pour moi. Quand je sais qu’un ordre vient de Dieu, je ne demande jamais pourquoi, je l’accepte, tout simplement. »
Quelques mois avant sa mort, un prêtre venu pour le confesser osa lui demander, après lui avoir donné l'absolution : « Monsieur le Maréchal, vous avez fait à la France le don de votre personne. Consentez-vous à lui offrir votre martyre en sacrifice ? » Le Maréchal répondit : « Oui, je le veux. Je le veux bien. »
Nous terminerons cet article en donnant la parole à un autre héros français, Mgr Marcel Lefebvre, qui s'adressait ainsi au Maréchal le 13 avril 1987 lors d'un pèlerinage à l’île d'Yeu :
« Réunis autour de votre dépouille mortelle, persuadés que l’ignoble traitement que vous avez subi dans ce lieu de déportation vous a valu, grâce à la miséricorde de Dieu et à votre esprit de foi, d’être en possession du bonheur éternel, nous tenons, par notre pèlerinage en ces lieux, à vous rendre hommage, à vous qui avez deux fois sauvé la France, et qui non seulement l’avez sauvée, mais l’avez restaurée spirituellement et moralement, en lui faisant retrouver ses fortes traditions de foi, de travail et d’amour de la famille.
C’est pourquoi, persuadés que vous pouvez désormais intercéder pour nous auprès de Dieu, avec tous les saints et saintes de la patrie, nous vous supplions de venir au secours de la France, que vous avez si bien servie, pour qu’elle retrouve l’esprit dont vous l’avez animée au temps de la grande épreuve.
Quant à nous, il nous incombe de restaurer votre mémoire et de vous rendre l’honneur et la considération qui vous sont dus comme sauveur de la Patrie, dans deux circonstances où son sort était désespéré. Vous avez alors fait preuve d’une vertu et d’un héroïsme exceptionnels qui auraient dû vous valoir le titre de Père de la Patrie.
Nous vous promettons de tout faire pour que justice vous soit rendue et nous continuerons de prier les saints et saintes de France à cette intention. Vive le Maréchal Pétain ! Vive la France ! »
Quentin Douté, Secrétaire général du Mouvement National-Catholique